RUST ART,
photographie d’art, bye Jan PINCEMAILLE
L'entrée en matière à Venise
Qui je suis ?
Je suis Jan PINCEMAILLE, peintre numérique. Je suis photographe et poète photosensible, je créer de la photopoésie.
Je suis en phase avec l’origine des images, je suis leur père et j’assume cette filiation inouïe. Je suis architexture. Je suis poésie. Je suis le papier avide qui boit l’encre des couleurs. Je suis fusion entre les mots et les photos. Je suis photographie. Je suis pixels, je suis matière de cette matière digitale. Je suis puissance du contraste entre l’ocre et la profondeur du noir. Je suis pétale de bouton d’or collé sur du goudron. Je suis la chair même des couleurs, leur composition, leurs pigments. Je suis coloriste et nuancier, je suis multicolore. Je m’imbibe couleurs, je respire couleurs, je bois couleurs, je vis couleurs, j’existe couleurs.
Je travaille à l’intuition, je photographie presque toujours position en macro, sans trépied. Et je m’approche le plus possible de la matière, de sa texture, pour en révéler ce que j’appelle l'architexture abstraite. Que ce soit avec la rouille, le plastique, le salpêtre, le givre ou les nuages, j'entre dans la matière. Et par cette approche, par ces fragments, ces détails, ces fractales, je fais apparaître des multitudes de personnages, de paysages…
Quelle est ma démarche artistique ?
Je travaille justement avec le concept de la paréidolie. Grâce à la projection de l’imaginaire, la paréidolie est la perception d’une forme qui apparait dans une image alors que celle-ci représente, au départ, toute autre chose.
Je réalise mes explorations photographiques dans des friches industrielles, dans les villes (Urbex), dans ses musées, comme dans la nature (l'Artgriculture).Toujours, je suis à l’affut, des traces du temps sur la matière, je souhaite donner sens à l’œuvre du temps.
Mon terrain de jeu de prédilection est le rustart. En effet, la rouille est une matière vivante, mais dans l’inconscient collective, elle s’affiche comme l’emblème de la décadence, elle est vue comme étant malfaisante, voire maladive. Grâce à des jeux de lumière, de couleurs, je parviens à mettre en relief des univers d’elle, fantastiques, poétiques, et fantasmagories !
A l’instar de la poésie d’Arthur Rimbaud - qui transforme la laideur en beauté - ma démarche artistique s’inscrit dans la transfiguration du hideux en merveilleux. « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » écrivait Charles Baudelaire et artistiquement, je me fonds complétement cette veine-là. Je participe ainsi, humblement, à la transformation du monde, à son embellissement.
Grace à des logiciels assez puissants, je malaxe l’image, la triturant et lissant ses pixels. Je ne touche pas à la structure même de l’image, mais je pousse les curseurs à l’extrême. Ainsi, je joue avec les tonalités, la saturation, la luminance, l’opacité, les températures, les noirs et blancs, les couleurs, les contrastes, la netteté…La palette des outils très vaste, j’utilise à souhait : les pinceaux numériques, les gommes, les déformations géométriques, les renversements d’images, les filtres…En deux mots, il s’agit d’alchimie numérique !
Comment voir ou acquérir mes œuvres ?
Je réalise des tableaux, comme s’il s’agissait de tableaux de peinture. Avec la photographie pratiquement tous les supports sont envisageables : du papier Arche au Dibond ; du plexiglas à la toile ; de la bâche et aux caissons lumineux ; du carton plume à la caisse américaine … Le système d’accroche est fiable et s’adapte à tous les intérieurs : je propose des accroches classiques à celles aimantées pour éviter de percer les murs.
Depuis 2015, j’ai réalisé une quarantaine d’exposition en France et à l’étranger (dans des musées, des bars, des forêts ou des galeries). Je vous invite à les découvrir, ou à vous rendre sur mon site, via les réseaux sociaux actuels.
En tapant Jan PINCEMAILLE sur un moteur de recherche ou sur Facebook ou instagram ou sur ma fiche Pro Google Jan Pincemaille/l'âme d'Art.
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L'entrée en matière, mon univers !
Je suis photographe plasticien et je
réalise des peintures numériques. Dans mon travail d’alchimiste et
d’explorateur, je recherche l'essentiel : les marques du temps sur la
matière. Je m’amuse avec la paréidolie. La paréidolie est la
perception d’une forme qui apparait dans une image représentant initialement
autre chose. Je réalise de la photopoésie, participant ainsi à l’embellissement
du monde.
Que ce soit la rouille, le
plastique, le salpêtre, la pierre, le verre, les nuées, le givre, l’eau, les
formes que dessinent la nature sont saisissantes ; ses craquelures, ses
boursouflures, ses lambeaux, ses flambeaux sont comme des joyaux de
lumière ! Je photographie essentiellement dans des friches industrielles
et fonctionne à l’intuition, presque toujours position en position macro, pour
m’approcher le plus possible de la texture de la matière, (l'architexture).
Je cherche à saisir la sensibilité de la matière, ayant moi-même une
sensibilité à fleur de peau. En ce sens je suis un photographe photosensible.
Alors se révèlent, sous mes yeux curieux une foultitude de détails, de
fragments, d’éclats, des émotions brutes, qui sont des univers à la fois
esthétiques et poétiques. Donner du sens à l’œuvre du temps, comme
autant de fantasmagories subjectives...
La rouille est une matière vivante, dans
ses montagnes de raclures, des êtres semblent s’y réfugier. Souvent, dans
l’inconscient collective, la rouille s’affiche comme l’emblème de la décadence,
la rouille est fréquemment vue comme malfaisante, maladive, voire rebutante.
Pourtant, à travers la lumière et sa palette infinie de couleur, la rouille
comme le salpêtre, peut se métamorphoser en véritable paysage. Apparaissent des
tableaux contemporains, ou impressionnistes d’influence, de vielles estampes,
des iconographies d’or et de turquoise, comme autant de nouvelles cartographies
colorées. Voici ma manière d’appréhender le monde, le voir en couleur, et faire
de belles rencontres dans les mornes friches industrielles. Ma
photographie est engagée, une sorte d’acte politique et social, une
esthétique poésie ! Vous l’aurez compris mon propos est de saisir
les traces que laisse le temps sur la matière comme vestige de la conscience
humaine. Saisissantes traces esthétiques que sont ces empreintes de
l’homme mélangée à celle de la nature face au temps.
En anglais :
Hello to everyone, my name is Jan Pincemaille, I am a plastic artist and a photographer and I make numerical paintings. In my work a an alchemist and explorator I am looking for the essence: the work of time on materials.
Be it rust, saltpeter, stone, glass, the shapes that nature draws are amazing, its cracks, swelling, shreds, torches. I mainly take pictures in industrial fields and work with my intuition, without using a tripod, almost always using the macro function to get as close as possible to the material itself and its texture, that way I try to get its sensitivity. Then the multitude of details comes up, fragments, radiance, raw emotions, which are at the same aesthetic and poetic universes. It allows me to give meaning to the work of time, like subjective phantasmagoria.
I wish you a nice moment on my site ! Jan
Traduction en Polonais :
Nazywam się Jan Pinemaille, jestem fotografem i realizuję obrazy
metodą numeryczną.Część mojej pracy to poszukiwania i obserwacja znaków
czasu
Bawią mnie formy,które powstają na materiałach,chociaż wcześniej
przedstawiały one coś innego
Interesujące jest wszystko rdza ,pleśń,kamień szkło...
Fotografuję przeważnie opuszczone fabryki kierując się intuicją,bez
statywu,starając się zbliżyć jak to jest możliwe do fotografowanego obiektu aby
wyłapać jak najwięcej szczegółów
Daje to pewną przestrzeń estetyczną i pełną poezji
Moja praca polega na nadaniu sensu działania czasu na różne materiały,życzę
dobrego oglądania Jan
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Tous supports et tous formats sur commande.
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Les images sont-elles qu'une représentation d'un monde uniquement imaginaire ?
La photographie, comme son étymologie l'indique, c'est l'histoire d'une écriture lumineuse !
"Joyau de Lumière
Le photographe est en quelque sorte un
conteur ; il raconte des histoires à propos de l’immobilité du temps pour
tenter de saisir le sens de l’instant. Le photo/graphe est aussi et surtout un
écrivain de lumière car la lumière elle-même est par essence admirablement photogénique.
Peu importe l’objet, la lumière est toujours son sujet, sa seule muse colorée.
Je suis si photosensible, et ce, depuis fort longtemps ; c’est pour cela
que je vous raconte cette lumineuse histoire. Jan"
Voici mes pages :
RUST ART,
photographie d’art, bye Jan PINCEMAILLE
L'entrée en matière, mon univers !
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Avant
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Après le traitement d'image
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Voici en image le contexte dans lequel j'évolue la plupart du temps, dans les friches industrielles en Alsace.
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Friche à Rosheim |
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Zone Artisanale Lutzelhouse |
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Photo prise par Martin Ott |
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Expédition Rust/Art en Allemagne (avec Martin Ott et Daniel Kieffer) |
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En pleine action, concentré sur un détail de ballots de plastique |
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Et voilà,....: oh !!!! |
Ici un simple portail :
Et là la complexité :
Plastic fondu : de loin, de près, avec une jambe...
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Aplats |
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Bleu fondu |
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Après la chute |
ou du général au détail, c'est selon !
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Un peu de pédagogie...
Je ne touche pratiquement pas à la structure de la photo source, mais à l'outil informatique, je déplace les curseurs sur la lumière, les couleurs, l'opacité, la transparence, la netteté, le contraste, le clair et le foncé...c'est très ludique ! Concernant précisément la technique, j'y ai travaillé longtemps pour
obtenir les effets voulus de peintures numériques, j’utilise "Lightroom", et dans
l’outil « Courbe des tonalités par point », je tire à outrance pour quasiment inverser sa courbe, je polarise les clairs et les foncés …je passe parfois par le noir et blanc....ensuite seulement je m'amuse à refroidir ou réchauffer les température des couleurs et je joue à fond sur la modification des teintes, c'est magique enfin je re-colorise en poussant les curseurs de chaque couleur individuellement (haut lumière et ombre,
contraste et netteté, hypersustentation…)
Comment passer de la matière brute à la couleur pour transformer, embellir, sublimer ?
- En refroidissant tout simplement la température des couleurs :
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Brune de lune |
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Bleu de lune |
- ou en réchauffant les couleurs, en les saturant en les déstructurant :
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Rouille à VOLKLINGER |
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Une heure de recherche et voilà le travail ! |
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Rouille ternie |
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La même après traitement d'image |
- Ou encore en ravivant les couleurs :
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Ternes couleurs |
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Aux couleurs du temps |
- En joutant sur la texture, par transparence, sur le curseur opacité :
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Un boulon cramé |
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Le bouton opalescent |
- En forçant sur la vibrance et la saturation de la couleur :
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Au bord de l'eau |
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Désert |
- Ou en travaillant avec l'outil vignette :
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Photo surexposée (basique)
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Les investigations en tâtonnement sont payantes |
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Galerie
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Évolution de
ma démarche artistique picturale au fil des années.
Comment
laisser traces ?
Ma démarche
artistique s’est immiscée en moi de manière presque inconscience. Elle
s’enracine dans mon enfance, au plus loin, je me souviens que je passais des
heures à observer les papiers peints, j’y voyais des formes, des
visages…des paysage. En 1979, lorsque j’étais adolescent, j’ai battu la campagne
à vélo avec mon ami Vincent, pour mes premières expéditions photographiques,
collines, décharges et usines à charbon et de pétrochimie. Nous avons mené à
bien un projet dénonçant la pollution dans la nature. 200 photographies,
montées sur de la musique et des paroles engagées. Ce diaporama fut diffusé à
tous les élèves du collège. Puis des années plus tard, pour mon examen
d’entrée à l’école d’éducateur spécialisé, j’ai dû passer le fameux « test
du Rorschach », j’ai adoré ! Volupté et sensualité mêlées. Plus tard
encore, alors que j’étais tranquillement allongé dans mon bain, j’appréciais
d’analyser, avec délectation, les carreaux bleus et blancs de notre salle de
bain dont les arabesques orientales dessinaient tantôt des danseuses, tantôt
des vulves, tantôt un visage d’ange ou une tête de taureau ou encore un
chanteur de Rock !
Durant mes
voyages à travers la belle Europe, j’ai photographié avec des filtres de
couleur et en diapositive : l’architecture des bâtiments, la nature, la
mer, le ciel…A Venise mon regard s’attarde sur les murs décrépis des petites
ruelles. Puis, vient un délire photographique en 1991 avec un temple de
STRASBOURG éclairé en bleu durant la nuit, de belles émotions glacées !
Puis... une période de latence et d’écriture...!
Soudain, des
années plus tard, une révélation, sur la porte des chiottes était accroché une
carte du monde et chaque jour, en décalant mon regard, j’y ai découvert de
multiples univers. Le projet de créer un livre pour enfant est né, en 2012. Je
me suis alors amusé à photographier des fragments de territoires, les
continents et autres océans pour les déformer grâce un logiciel informatique en
dessin à l’ordinateur. En 2013, je m’associe à Jean-Denis MURA pour l’illustration et Marie
PINCEMAILLE pour le scénario, pour construire, sur cette base, une histoire à
partir des formes de la mappemonde, et nous avons imaginé des personnages, des
aventures ….
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Iles nues en Mer de Barens |
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La Finlande, la femme
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Concomitamment
mon travail artistique s’est développé vers la photographie empirique à part
entière. En effet, je me suis progressivement passionné pour un travail
orienté vers la prise de vue de la matière en position macro. Ce travail à
propos du microcosme a débuté courant de l’année 2011, notamment par plusieurs
séries de différents sujets, comme : les machines agricoles abandonnées et
rouillées ; les reflets de l’eau et des bols tibétains ; les
flaques à marée basse, le sable, les vagues et puis les capots de voiture…
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Reflets
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Et mon travail de recherche sur la texture de la matière s’est poursuivi
par un travail d’observation plus philosophique. Je recherchais les marques du
temps sur la matière, je voulais capter la décomposition, sa lente mort, sa
résurrection… mon travail photographique s’est notamment tourné vers… les
cimetières, lieux puissamment symboliques ; j’ai notamment pris en
photographie les moisissures sur les inscriptions des tombes ; puis tout
naturellement mon observation de photographe s’est tourné vers un travail
autour de la rouille, évidement sur le fer, mais pas seulement, sur la tôle
ondulée, sur l’acier et puis l’aluminium. Enfin, je me suis également amusé
avec la pierre, le bois, le marbre, le verre, les nuées…Cette approche m’a
littéralement permis d’entrer dans un monde parallèle, une autre réalité, alors
la dynamique de la paréidolie s’est inscrite en moi de manière
indélébile, je retournais à mon âme d’enfant. L’imaginaire m’ouvrait ses
bras, je suis tombé en pamoison, c’est-à-dire que je suis littéralement retombé
en enfance !
Enfin, j'ai réalisé des séries sur la matière plastique, sur le givre, les nuages, et les boules de cristal...tout un poème !
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Tombe Israélite à Rosenwiller
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Saisir les traces que laisse le temps sur la matière pour laisser traces de
la conscience humaine. Saisissantes traces esthétiques, émotionnelles,
virtuelles.
A l’instar de la poésie d’Arthur Rimbaud -qui transforme la laideur en
beauté- ma démarche artistique s’inscrit dans la transfiguration, du hideux au
beau. Je m’enracine dans cette veine identitaire. « Tu m’as
donné ta boue, j’en ferai de l‘or » : Charles Baudelaire.
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La fleur du mal; cliché pris sur une benne à ordures |
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Phare de bagnole |
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Pont des piliers Rue de Molsheim Strasbourg |
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Voyage en camping-car
SOUVENIR : |
L’autre jour, durant un vernissage, c’était en
septembre 2015, un ami m’a demandé à quel âge j’avais réalisé ma première
photographie artistique. D’abord, j’ai pensé en mois, puis en année : « deux
ou trois ans… je crois ! » Il fallait plutôt évoquer plusieurs
décennies car en réfléchissant à cette question anodine, un souvenir ancien fit
soudain irruption. Réminiscence !
C’était en fin d’hiver, dans les années 1970, j’étais
enfant, je devais avoir 9 ou 10 ans… je suis parti, seul en balade et j’avais
entre mes mains un appareil photo qui appartenait à mon grand frère ; un
engin ordinaire, c’était un petit kodak extra plat, avec une pellicule 400 Asa,
si mes souvenirs sont bons, en tout cas, c’était du noir et blanc. J’avais
vaguement dans l’idée de faire des photos originales, genre inédites, je
n’appréciais guère les photos d’anniversaire celles où les personnes ont l’air
figé, stoïque, avec leur sourire forcé. J’avais repéré, en haut de chez moi, un
terrain vague. Des camions y avaient déversé des tonnes de terre et autres
gravas ; j’adorais monter sur ces monticules de mâchefer, de roches, de
sable. Au pied de ces montagnes grises, des nids de poule immenses formés
par les passages des camions lourds. Ces endroits se révélaient, pour mes yeux
d’enfant, de formidables lacs de boue ; j’aimais y lancer des
cailloux et y plonger prudemment mes bottes en plastiques bleu.
Soudain, une révélation : j’ai vu dans la flaque,
le reflet des nuages… j’ai sorti mon appareil photo de ma poche… je me souviens
d’avoir longuement cherché le bon cadrage. Je savais que les photos à
développer coûtaient cher, je ne voulais donc pas gâcher la pellicule, d’autant
que j’avais omis d’en parler à mon frère. Alors, je me suis accroupi au
plus près de l’eau, mais il ne fallait pas que la flotte dépasse le haut
de mes bottes. Naïvement, je voulais à la fois capter avec l’appareil les
bulles de mousse qu’avaient formées mes jets de pierre et le reflet du paysage
tourmenté à la surface de l’eau saumâtre. Concentré sur ma tâche, j’arrête de
respirer et le temps s’arrête.
J’avais le cul mouillé, mais aussi le sentiment
d’exister vraiment, c’est-à-dire comme une personne et plus comme un enfant.
Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que je cherchais sans doute à donner un
effet bizarre, je souhaitais une image irréelle, une image non terrestre.
J’avais certainement dans la tête les images du sol lunaire diffusées par de la
mission Apollo 13. D’ailleurs à l’époque, on trouvait facilement ces
images couleurs dans les emballages bleus des chocolats Suchard. Je revois très
distinctement le module lunaire blanc sur un fond mauve hyper saturé. J’adorais
cette icone, elle a longtemps trôné sur mon dessus de lit.
J’ai toujours été un visuel, dyslexique, j’étais
attiré par les images bien plus que par le texte. D’ailleurs je crois bien
avoir réalisé une grande partie de mon éducation grâce aux illustrations
magnifiques des énormes dictionnaires paternels.
Lorsqu’on a développé les photos papier, je me suis
fait copieusement enguirlander, mais en mon for intérieur, j’étais surtout dépité
par le rendu photographique. Les photos correspondaient assez peu à l’émotion
éprouvée lors des prises de vue. Un flou décevant avait aplani la complexité
des reliefs et des reflets, mais l’envie de capter l’irréel était dorénavant
inscrit en moi. Résurgences.
***
La rouille est une matière vivante, dans
ces reliefs, ses montagnes de raclures, des êtres semblent s’y réfugier.
Souvent, dans l’inconscient collective, la rouille s’affiche comme l’emblème de
la décadence, la rouille est fréquemment vue comme malfaisante, maladive et
rebutante. Pourtant, à travers la lumière et sa palette infinie de couleur, la
rouille comme le salpêtre, peut se métamorphoser en véritable paysage d’or, des
tableaux contemporains, de vielles estampes, des iconographies, comme autant de
nouvelles cartographies. Bref, voici ma manière d’appréhender le monde, le voir
en couleur, et faire de belles rencontres issue de la misère. Ma photographie
est une posture engagée, une sorte d’acte politique et social, une esthétique
poésie !
"La rouille a une santé
de fer !" Jan !
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L'île d'Amour |
Mes œuvres sont mes amies. Mes œuvres sont
telles des âmes qui dansent autour de moi, éternellement ; elles
sont mes anges gardiennes ! Elles sont réconfortantes, et cette magnifique
énergie semble contagieuse, elle se propage en partage. Ces anges viendront
peut-être vers vous, pour vous rencontrer, et vous choyer à votre tour.
Émotions si délicates, émotions colorées, de la couleur en votre cœur
émerveillé !
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La rencontre des deux Anges
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Merci à tous les êtres qui habitent le microcosme du réel.
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Google dream |
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Google dream |
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Le chien qui rêve |
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...Appareil photo en
bandoulière, je décidais de partir de mon gîte thermal, à pied à travers
champs. Il était six heures du soir et le soleil brillait encore bien fort.
Morne plaine, intensivement plate, d’où je revenais bredouille. Trop de
lumière, rien n’accrochait mon œil de chasseur d’images ; j’en avais plein
les bottes. Pourtant d’un coup, au crépuscule, tout a soudain basculé, et j’ai
vu un tableau des plus surprenants : la vision d’un parc à huitres à ciel
ouvert, là, tout juste où le ciel se renversait, devenant presque liquide.
Comme de hautes ombres chinoises suspendues sur le drap céleste du couchant,
les poteaux noirs et leurs câblages se découpaient avec tant de précision sur
l’azur-orangé du ciel, qu’on aurait cru qu’ils avaient été découpés par Michel
Ocelot. C’était un spectacle magique et surréel... Je pénétrais alors à
l’intérieur du parc qui s’étendait ainsi sur plusieurs hectares. Je me noyais
alors dans une impression d’immensité ! Au-dessus de ma tête, je voyais le
quadrillage de l’armature à perte de vue et les lignes symétriques que
tissaient les câbles d’acier tendus et dénudés, donnaient une sensation le
vertige ! J’étais dans un décor d’opéra rock futuriste. Je voyageais
dans la série de cosmos 1999, réminiscence d’une dimension surréaliste et
idyllique, comme les motifs de la science-fiction des années 70 !
Tandis que je planais, ébahi, dans ma base stellaire, j’assistais aussi, et
sans vraiment y avoir été invité, aux épousailles du rouge et du noir, quelque
part entre terre et ciel, vers l’ouest dans un horizon festif. Tellement
absorbé par ce spectacle lumineux, j’en avais oublié de prendre des clichés… je
reviendrai, c’est sûr ! Je suis sorti du labyrinthe, et sur le chemin du
retour, alors que j’étais encore bien absorbé par ces scènes oniriques, quelque
chose me frôla, puis vint se poser dix mètres devant moi dans le silence furtif
d’un vol noir. Un corbeau se tenait là et l’aplomb du volatile me sidéra… :
Extrait d'une de mes
nouvelles en prose "Anonymous, l'être anonyme" octobre 2017
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Montain |
Galerie